Il disait que j’étais sa « Cosette »
Une gueuse qui vivait de tout et de rien
Est-ce pour çà qu’il me reste le seul bien
De prier pour mon
peuple qui meurt demain…
En Touraine je croyais être une princesse
Une femme adulée sur ses domaines
Alors que je n’étais qu’un serf de ses plaines
Tatoué sur le corps de
son blason de haine…
Il riait de la honte de mes écussons
Dans l’étalage du poids de sa richesse
Ce noble à qui j’offrais ma jeunesse
A en oublier le
fourreau de ma détresse…
Il jouait avec une chaîne de sentiments
Est-ce pour çà que mes lèvres ont fondu et refondu
Sous la torture de sa bouche aux mots crus
Quand il criait comme un amant trop repu…
J’ai hurlé ma patience aux cathédrales
Puisque les églises ne m’ont pas écoutée
Depuis j’ai rebâti ma propre armée
Je pars à l’assaut de son âme qui riait