Samedi 18 octobre 2008

 

Il disait que j’étais sa « Cosette »

Une gueuse qui vivait de tout et de rien

Est-ce pour çà qu’il me reste le seul bien

De prier pour mon peuple qui meurt demain…

En Touraine je croyais être une princesse

Une femme adulée sur ses domaines

Alors que je n’étais qu’un serf de ses plaines

Tatoué sur le corps de son blason de haine…

Il riait de la honte de mes écussons

Dans l’étalage du poids de sa richesse

Ce noble à qui j’offrais ma jeunesse

A en oublier le fourreau de ma détresse…

Il jouait avec une chaîne de sentiments

Est-ce pour çà que mes lèvres ont fondu et refondu

Sous la torture de sa bouche aux mots crus

Quand il criait comme un amant trop repu…

 

J’ai hurlé ma patience aux cathédrales

Puisque les églises ne m’ont pas écoutée

Depuis j’ai rebâti ma propre armée

Je pars à l’assaut de son âme qui riait

 

Par Marie-José Le Poder - Publié dans : Poésie
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