Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 10:58

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La peur a peur

La peine a sa douleur

La mort plane comme une inconnue

Dans l’indifférence de l’Âme éperdue

 

Un soupir s’évade de ses entrailles

Comme un cœur sommeillant dans un soupirail

Je suis une de ces bêtes sans Âme

Tandis que je me complais dans les égouts infâmes

 

J’ai peur de l’inconnu trop grandiose pour m’aseptiser

Mais je survis dans un squelette que la nature a laissé

Car un jour dans ma jouissance je reviendrai

Je reviendrai de mon NOIR ou mon ROUGE éclatant

 

J’ai rencontré l’Amour un soir de printemps

La où les poètes dorment silencieusement

Gardant leurs mots maudits et fatigués par le temps

Je suis nu comme un fœtus né bien avant

 

Même si la peur a peur

Elle est et reste dans mon cœur

Cet arbre que j’ai baisé dans un moment de douleur

Laissez mon arbre vivre au sein d’un saule pleureur

 

Pourtant le soleil afflige ses branches branlantes

Tout au pied d’un poète à l’inspiration infâme

Hélas !... Il dort dans son univers qui n’a pas d’Âme

Aussi il se meurt pour revivre son destin infâme

 

Il boit ses mots, les yeux noyés au travers du mélodrame

Qu’importe !... Le poète est à la botte de ses écrits infâmes

Laissez-le dans l’éternité tout comme Stendhal

Quand il écrivait « LE ROUGE ET LE NOIR »

Par Marie-José Le Poder - Publié dans : Poésie
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